Personal Exbiition @ GALLERJA (Rome, Italy)
27th November 2018 - 19th January 2019
Inauguration: 26th November 2018 (6:30 pm)
@ Via della Lupa 24 - 00186 Rome (Italy)
www.gallerja.it



SOLO EXHIBITION @ ARTBO 2018
24/28 October 2018
@ ARTBO 2018 – Galerie Jerome Poggi Booth B3 – Bogota (Colombia)



“SIDIVAL FILA” GENERAL MONOGRAPHIC BOOK PRESENTATION (written by Elisa Coletta)
8 October 2018 – 6:00 pm
@ Palazzo Merulana (Merulana Palace) – Via Merulana 121 – Rome (Italy)



"SIDIVAL FILA - PROSPETTIVE RELATIVE"
15 Septembre 2018 - 4 Novembre 2018
@ Gallerie Estensi - Palazzo Ducale di Sassuolo (MO) - Italie
Piazzale della Rosa (+39 059 4395719)



Opening of the Exhibition “Sidival Fila”
10th August 2018, 17.00
@ Castello Boncompagni Ludovisi - Via Bourbon del Monte 12 - Trevinano Acquapendente (VT) - Italy



Présentation du catalogue de l'exposition personalle “Sidival Fila, il filo della grazia”
4 Avril 2018, 18.00
@ Galleria San Fedele - Piazza San Fedele 4 - Milan (MI) - Italie
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Sidival Fila: Il filo della grazia
21 Février 2018 - 4 Avril 2018
@ Galleria San Fedele - Piazza San Fedele 4 - Milan (MI) - Italie
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Exposition monographique - Sidival Fila

7 décembre 2017 - 13 janvier 2018

@ Galleria Jerome Poggi
2 rue Beaubourg – 75 004 Paris – France +33 (0)9 84 38 87 74 – galeriepoggi.com

@ Eglise Saint Eustache
2 Impasse Saint-Eustache - 75 001 Paris - France

Jérome Poggi est heureux de présenter en France la première exposition personnelle de l’ artiste et moine brésilien Sidival Fila, qui vit et travaille à Rome.

Né en 1962, dans l’Etat de Parana au Brésil, Sidival Fila a étudié l’art à Sao Paolo avant de s’installer en Europe en 1985. C’ est lors d’un voyage d’étude en Italie qu’il choisit d’ abord de se consacrer à la religion, mettant entre parenthèse son travail d’artiste quelques années pour devenir prêtre.

Tout en dirigeant aujourd’hui le monastère franciscain San Bonaventura sur le Mont Palatin à Rome, Sidival Fila a repris un activité artistique il y a une dizaine d’ années au sein même de son monastère, dans un vaste atelier surplombant le Forum Romain. L’ exposition, organisée avec la complicité du critique d’art et commissaire d’exposition Dominique Païni, réunit un ensemble d’une dizaine de tableaux monochromes, plissés et cousus.

Parallèlement, l’Eglise Saint Eustache accueille une oeuvre de Sidival Fila qui sera exposée jusque fin janvier 2018.




RI-NASCITA - Sidival Fila
@ Eglise de San Domenico (Rieti, Italie) en Décembre 2017




FRAMMENTAZIONI
1 décembre 2017 – 20 décembre 2017
@ Villa Blanc
Via Nomentana 216, Roma, Italie

par Achille Bonito Oliva

Artistes: Marco Bagnoli, Nanni Balestrini, Duncan Campbell, Marcella Campagnano, Aron Demetz, Baldo Diodato, Giovanni Ferrario, Sidival Fila, Andrea Galvani, Silvia Giambrone, Francesco Irnem, Francesca Leone, Felice Levini, Francesca Piovesan, Michelangelo Pistoletto, Fiorella Rizzo, Anna Scalfi Eghenten.





KUNST-STATION SANKT PETER
@ Köln - Germany
05.05.2017 - 09.07.2017

Follow the exhibition on Instagram @sidivalfila


DRÔLES DE TRAMES !

Exposition du 4 mars au 8 mai 2016

Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains

22 rue du Fresnoy - 59200 Tourcoing / 03 20 28 38 00 / www.lefresnoy.net

Thomas Bayrle –Blanca Casas Brullet – Sidival Fila - Dan Flavin – Sheila Hicks

Ryoichi Kurokawa – Sol LeWitt – Jean-Michel Meurice – François Morellet

François Rouan – Pablo Valbuena

Commissaires : Dominique Païni et Pascale Pronnier

L’exposition Drôles de trames ! propose ce raccord (ou ce faux-raccord), qui nous est cher entre supports traditionnels de l’expression artistique et supports des technologies les plus contemporaines. On comprendra vite que le mot « trame » évoque d’abord le textile, dont l’industrie a si fortement marqué l’identité de la Région Nord-Pas de Calais.

Il est des survivances dans l’histoire de l’art susceptibles de faire croire aux éternels retours. L’univers internet renvoie ainsi à la toile pour dire un nombre illimité de réseaux qui constituent une communication sans rivage. Recourir à ce terme qui désignait familièrement la séance de cinéma (« se faire une toile » pour dire « aller voir un film ») et, plus anciennement la toile support de plus de huit cents années de création picturale, n’est pas sans saveur rhétorique et théorique. Pourtant, nous devons nous rendre à l’évidence que les mots sont parfois imperméables au renouvellement sinon à la révolution des techniques de l’art.

Se vêtir est une des activités fondamentales de l’homme depuis ses origines. Aussi a-t-il conçu avec une évidence jamais démentie le principe du croisement d’une trame et d’une chaîne textiles pour fabriquer les enveloppes protectrices de son corps, dont la paille, le coton, la soie ou la laine furent les matériaux souples du tissage dans tous ses états.

Cet acte primordial de tisser fut aussi une des procédures majeures de la création des formes. Indépendamment de sa fonction métaphorique minimale pour figurer le fonctionnement de la pensée humaine (rapprocher, croiser, mélanger, monter…), il est une obsession repérable tout au long de l’histoire des arts. Au 20e siècle, toutes les disciplines ont exploité cette activité artisanale et conceptuelle y compris pour échapper à la soumission de la reproduction servile de la réalité tout en défendant l’idée que l’art ne pouvait se dispenser de la virtuosité d’un métier. De surcroît, le geste de tramer permet le rapprochement d’artistes dont les pratiques variées ou les différences générationnelles n’autorisent pourtant pas à priori la comparaison. La trame comme une véritable écriture empruntant à la diversité innombrable des matières a donc le pouvoir de réunir des artistes, de croiser leur pratique et d’invalider les hétérogénéités trompeuses dues au temps.

Même si les matériaux que les artistes manipulent au Fresnoy - Studio national sont très contemporains, hérités des technologies les plus récentes dont celles découlant de la puissance numérique, il demeure fructueux de construire des passerelles entre ces dernières et les procédés anciens appartenant à l’histoire de l’art qui n’en sont pas pour autant abolis. C’est le rôle d’une institution telle que Le Fresnoy que de favoriser la perception de l’interdépendance des procédures techniques qui sont également des procédures mentales.

Sidival Fila est un artiste italien qui sera découvert en France grâce à cette exposition. Sa démarche est singulière, entre peinture et sculpture. Il est matiériste et conceptuel à la fois, évoquant les désordres telluriques, la rythmique de l’ordonnance des plis et une manipulation obsessionnellement sérielle du textile.

Sheila Hicks occupera dans l’exposition une place susceptible d’illustrer la complexité de l’histoire contemporaine de l’art. Son autorité et son audace bouleversent les définitions de l’art textile et proposent des agitations de l’espace et des volumes qui concurrencent une spécificité du 20e siècle: l’interaction des gestes de peindre, de sculpter et de bâtir.

Jean-Michel Meurice et François Rouan appartiennent à une génération qui repoussa l’incertitude pour qualifier figuration et abstraction. Infinie sérialité des lignes colorées et figurations découpées et recomposées, font de ces deux artistes au faîte de leur maturité, des pionniers de l’art contemporain.

Dan Flavin est exemplairement un artiste dont la pratique qui consiste à utiliser des matériaux sans noblesse, le néon et sa lumière brutale, contribua néanmoins à souligner l’architecture du 20e siècle comme le résultat de la trame et de la concaténation de traits lumineux. Il peut être perçu aujourd’hui comme un des artistes passeurs entre le constructivisme moderniste et la virtualité lumineuse à laquelle les technologies contemporaines nous ont désormais habitués. Pablo Valbuena pourrait être légitimement considéré comme un héritier de Dan Flavin en développant à la lettre ce que l’artiste américain promettait. Valbuena souligne le déjà bâti autant qu’il le construit par une organisation illimitée de lignes lumineuses rigoureusement enchevêtrées et l’abîme géométrique d’une trame imposée. Depuis longtemps, François Morellet s’est attaché à tenter l’impossible inventaire des combinaisons, y compris certaines facétieuses pour recouvrir, inverser, découper, croiser, tramer donc, les droites et les courbes, les quadrilatères et les cercles, les flèches et les sinuosités ; les rigidités et les mollesses... Et tout ce que l’on peut imaginer de géométries susceptibles d’être articulées et tissées ! L’humour sériel en quelque sorte.

Pour l’occasion de l’exposition, le Frac Picardie restitue exceptionnellement une œuvre murale de Sol LeWitt faite d’un treillis infini de lignes.

Blanca Casas Brullet rappelle la dextérité manuelle à l’œuvre dans tout tissage et en démontre simultanément la fragilité sinon la précarité. Cette artiste n’envisage pas une trame, toute admirable qu’elle soit, sans la violence de sa perforation et de sa déchirure.

Enfin, Ryoichi Kurokawa investit l’infinie complexité du monde pour inventer des trames vidéo-numériques dont les vertiges sont à la mesure de leur virtualité et les champs de vibration de Thomas Bayrle jouent avec les traits pour évoquer ceux de la figure humaine et ceux du tissage.

Dominique Païni

http://www.lefresnoy.net/fr/expo/droles-de-trames

Dossier de presse
Canal Studio n°17
La Voix du Nord